• Au couvent du mont Po-Chan

    La lumière pure d'une belle matinée pénètre déjà dans le vieux couvent ;

    Déjà la cime éclairée des grands arbres annonce le retour du soleil.

    C'est par de mystérieux sentiers qu'on arrive à ce lieu solitaire,

    Où s'abrite la cellule du bonze, au milieu de la verdure et des fleurs.

     

    Dès que la montagne s'illumine, les oiseaux, tout à la nature, se réveillent joyeux ;

    L'oeil contemple des eaux limpides et profondes, comme les pensées de l'homme dont le coeur s'est épuré.

    Les dix mille bruits du monde ne troublent jamais cette calme retraite ;

    La voix harmonieuse des pierres sonores est la seule qui s'élève ici.

     

    Poème chinois

     

     

        Nous n'étions pas dans un vieux couvent et encore moins en Chine pourtant cette poésie trouvée sur le net correspond bien au ressenti que nous avions mon ami et moi au réveil. Parfois, nous avons eu des aurores dans la brume et même la pluie, mais en ce 1er mai au matin après une dernière soirée d'avril copieusement arrosée, c'est le soleil qui nous réveille. Pas un nuage dans le ciel, et dans cette région plus humide que chez nous, le beau temps est vraiment beau et la lumière est superbe....

     

     

       C'est la vue que nous avions de la fenêtre de la chambre... Un vallon, un ruisseau et la forêt au dessus... :

     

     

     

     

     

     

       C'est le genre de journée où l'on saute du lit presque directement du lit pour sauter dans ses chaussures de randonnée ! 

       Aussi demain, je vous ferais bouger un peu et découvrir un peu la région après quelques jours dans ce petit hameau où nous avions vraiment plaisir de revenir après nos promenades même si elles étaient toutes intéressantes, exaltantes et enrichissantes...

     


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  • "But I, being poor, have only my dreams ;

    I have spread my dreams under your feet ;

    Tread softly because you tread on my dreams."

     

    William Butler Yeats


    "Je suis pauvre, je n'ai plus que mes rêves.

    J'ai déroulé mes rêves sous tes pieds.

    Marche doucement parce tu marches sur mes rêves."

     

     

     

     

    Le petit hameau du Peyrot (commune de Montferrier non loin de Montségur, Ariège)


    Et aujourd'hui, j'ai aussi fait un article musical sur mon ancien blog : ici



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  •    Vendredi 27 avril : après tous ces kilomètres avalés, nous touchons au but...

     

    Gîte

     

       Un petit kilomètre encore par une petite route qui monte dans les bois

     

    Gîte

     

    Nous nous rapprochons, que d'émotions...

     

    Gîte

     

    Nous voilà arrivés à la maison à l'orée du bois....

     

    Gîte

     

        J'espère que l'endroit vous plait car on va y rester pendant quelques autres articles !....




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  • L'iris au bord du rivage

    se reflétait dans l'étang,

    Bel iris sauvage

    Qui rêve au beau temps.
    Iris, mes beaux yeux

    Tu parfumes les draps blancs,

    Iris merveilleux,

    Iris au bord de l'étang.

     

    Robert Desnos (Chantefleurs) 


    Je les ai attendu longtemps et ils ont attendu mon retour de vacances pour fleurir, merci à vous !


    Les iris

     

     

    Les iris

     

     

    Les iris

     

    Son nom vient de la déesse grecque Iris (ou Iridos), messagère des dieux et personnification de l'arc-en-ciel...


     

    Les iris



     

    Les iris

     

    Comme tout ce qui est éphémère et beau, il faut en profiter !


     



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  •    Me voilà revenue en Haute-Provence pour saluer quelqu'un qui a quitté notre monde lorsque j'étais en Ariège : Pierre Magnan, écrivain avant tout indéfectiblement lié à sa Haute-Provence natale mais connu nationalement pour au moins certains de ses romans qui ont été portés à l'écran, que ce soit pour le cinéma (La maison assassinée avec Patrick Bruel) ou à la télévision (Le courrier de la mort ou tout récemment Le secret des Andrônes avec Victor Lanoux).

     

    La maison assassinée, probablement l'adaptation la plus connue.
     

       Il a écrit de nombreux ouvrages et laisse à la postérité l'inspecteur Laviolette, son personnage le plus emblématique et le plus connu de son oeuvre. Ce commissaire doit résoudre beaucoup d'énigme avec comme toile de fond, les Alpes du sud, ses paysages et ses habitants souvent très coriaces, dévorés par des vieilles haines rancies.

     

    Adieu l'écrivain

    L'Aube Insolite, un des premiers romans de Magnan est inspiré par son expérience de la Seconde Guerre Mondiale, très bien écrit et à la fin vraiment inattendue


       Proche des gens et très populaire dans sa région natale, il a participé à de nombreuses rencontres avec son public notament lors de dédicaces dans des librairies de la région ou dans des bibliothèques. On l'a aussi souvent entendu dans les radios locales.

     

    Adieu l'écrivain

       

       Pourtant, il a eu jusqu'à la cinquantaine une vie ordinaire et anonyme après avoir publié trois romans dans sa jeunesse qui n'ont pas eu de succès, jusqu'il soit licencié économique dans les années 70.  Un période d'inactivité qui lui permet de se lancer dans l'écriture : c'est la parution de Le sang des Atrides qui obtient le prix du quai des orfèvres en 1978. Le reste de sa vie est consacré à l'écriture jusqu'à son dernier roman paru  en 2010.

     

    Adieu l'écrivain

    La clue de Barles

       Les courriers de la mort se passe entre Digne-les-Bains et Barles exactement tout prêt de mon lieu de vie. Il est question de vieilles histoires et de vengeances et c'est le commissaire Laviolette qui doit résoudre une énigme où il est question, comme souvent chez Magnan de vieilles rancoeurs tenaces. Les descriptions de la clue de Barles et de la vieille église du village de Barles y sont exceptionnelles. Très pessimiste sur l'âme humaine, Magnan excellait vraiment dans l'évocation des paysages de sa région qu'il aimait tant. Je n'ai par contre pas vu le téléfilm et j'avoue que je n'avais compris pourquoi il avait été tourné sur Dauphin, très joli village près de Forcalquier mais où le paysage infiniment plus doux qu'à Barles ne peux pas permettre de rendre l'ambiance farouche qui règne dans le roman...

     

    Adieu l'écrivain

    La veille église de Barles et son cimetière attenant où un mystérieux messager laisse des courriers de menaces dans Les courriers de la mort

       

    Magnan n'hésitait pas à balader le lecteur dans des lieux vraiment existants comme Lurs, Sisteron, Digne, Banon, Eourres.... Il ne ménageait pas les habitants qui, semblent-ils, ne lui en tiennent pas rigueur !

     

    Adieu l'écrivain

    Dans le commissaire dans la truffière, il est question de truffes mais aussi de Hippys assassinés du côté de Banon....


       J'ai déja lu quelques autres romans de qualité inégale mais jamais mauvais et il m'en reste encore beaucoup à lire.... Adieu l'ami !

     

     

    Adieu l'écrivain

    Ce roman, l'un des plus récents de Magnan, dont la trame se situe à Eourres, petit village aux confins des Hautes-Alpes, des Alpes-de-Haute-Provence et de la Drôme et que j'espère lire bientôt....


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