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    Le donjon de Rosans, souvent appelé Tour Carrée est parfois improprement appelé "tour sarrasine"  bien qu'elle n'ait aucun rapport avec l'architecture mauresque. 

     

    Rosans - Le donjon et la vue alentour

     

    Elle aurait été bâtie au XIIIe siècle. A l'origine, elle était un peu plus haute qu'aujourd'hui. Elle reste quand-même imposante....

     

    Rosans - Le donjon et la vue alentour

     

     

     

    Rosans - Le donjon et la vue alentour

     

    On peut accéder gratuitement tout en haut de la tour où s'étend une magnifique vue à 360° degré (ici vers le nord, on voit bien l'ancienne église et le clocher de la nouvelle....) 

     

     

    Rosans - Le donjon et la vue alentour

     

     

    Rosans - Le donjon et la vue alentour

     

     Située en plein centre du village, la Tour Carrée surplombe la ravissante place Raoul Montlahuc

     

    Rosans - Le donjon et la vue alentour

     

    Au sud, au delà de la place, on voit des montagnes si situant elles, dans la Drôme toute proche, avec au centre la Vanige, une des plus belles montagnes des environs dont le nom vient d'un dieu celto-ligure : Baginus qui était vénéré dans la région. 

     

    Rosans - Le donjon et la vue alentour

     

    Vers l'est, c'est la montagne du Risou. Cette jolie montagne calcaire surplombe les deux villages voisins de Moydans et Saint-André-de-Rosans. Elle forme une sorte de promontoire qu'on remarque facilement. On est encore bien loin des altitudes des Ecrins mais la grimpette pour accéder au sommet est réputée bien escarpée... Il faudrait quand-même que je trouve le courage de la faire un jour. De plus, une petite chapelle, la chapelle Saint-Jean-Baptiste est installée au sommet.

     

    Rosans - Le donjon et la vue alentour

     

    Ce gros galet fait partie de ce que localement on appelle "les oeufs de dinosaure", ce sont de gros galets de grès, parfois de taille imposante que l'on trouve en grand nombre sur la commune voisine de Saint-André. Au lieu dit le Serre de Truy, ils forment un paysage lunaire à l'origine mystérieuse...

     

    Rosans - Le donjon et la vue alentour

     

     

    Fin de la troisième partie

     

     

     

     

     


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  • Deuxième partie de la balade... L'église St Arey est l'ancienne église paroissiale de Rosans. Elle a été abandonnée lorsque on a construit au XIXe siècle, une église beaucoup plus grande, Saint Jacques le Majeur.

     

    Rosans et le Rosanais (2)

     

    L'église St Arey sert maintenant de salle d'exposition, ce jour-là, il y avait des peintures réalisées par des artistes locaux. Je n'ai personnellement pas accroché à ces oeuvres mais l'accueil était très sympathique.

     

    Rosans et le Rosanais (2)

     

     Je vous laisse maintenant simplement déambuler dans les petites rues si étroites que les voitures ne peuvent pas passer ce qui est fort agréable

     

    Rosans et le Rosanais (2)

     

    Les roses trémières sont les reines du village, certains pensent que le nom du village viendrait de là mais ce n'est pas le cas

     

    Rosans et le Rosanais (2)

     

    Certaines maisons dateraient du XVe siècle, en tout cas, j'en ai vu datée du début du XVIe.

     

    Rosans et le Rosanais (2)

     

     Les cadrans solaires sont une grande tradition dans le département, celle-ci est ornée d'une citation de Jean Giono.

     

    Rosans et le Rosanais (2)

     

     

    Rosans et le Rosanais (2)

     

     

    Rosans et le Rosanais (2)

     

     

    Rosans et le Rosanais (2)

     

     

    Rosans et le Rosanais (2)

    L'imposant mur à gauche de la photo fait partie de l'imposant donjon de Rosans que nous découvrirons la prochaine fois...

     

     

     

     


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  •    Le Rosanais est une petite région, on dit de nos jours un "pays" situé, à proximité de la "Drôme Provençale", dans les Hautes-Alpes. Assez similaire du point de vue paysage avec un climat un peu plus montagnard, mais très ensoleillé, il est moins connu et moins touristique que sa voisine.

       Une mini région, qui faisait partie au Moyen-Âge d'un plus grand ensemble, les Baronnies, juste en Provence et Dauphiné et je trouve qu'il a le charme de ces deux provinces et j'aime me ressourcer régulièrement depuis de nombreuses années maintenant. L'endroit où j'habite est beau certes, mais celui-ci, moins spectaculaire a un cachet particulier...

      Ces photos datent d'août dernier. Une journée où l'on commencé par un bol de verdure près d'un des mignons petits hameaux du coin, avant le pique-nique près de la "capitale" locale, Rosans...

     

    Usson

     

     

    Usson

     

     

    Usson

      

     

    Usson

     

     

    Rosans

     

    Le pique-nique dans le joli jardin public de Rosans à l'entrée du village. 

     

    Rosans

     

    Rosans

     

    Puis promenade dans ce village que je connais bien mais où bizarrement, je n'avais pas mis les pieds depuis assez longtemps car j'ai mes petites habitudes dans une commune voisine (Saint-André-de-Rosans)

     

    Rosans

     

     

    Rosans

     

     

    (Suite bientôt)

     

     

     

     

     

     

      


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    "Or, du fond de la nuit nous témoignons encore

    De la splendeur du jour et de tous ces présents.

    Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore

    Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent."

    Robert Desnos

     

    Du fond de la nuit

     

    Du fond de la nuit

     

    Photos de nuit prises l'été dernier....

     

     


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  • Au coeur de la taïga

       La taïga est cette immense forêt qui s'étend au nord de la Russie et en Sibérie (mais aussi en Scandinavie et au Canada), une immensité qui permet de vivre à l'abri des regards et de la civilisation, mais si on supporte un climat terrible (gel à -40° l'hiver) et la présence d'ours et de loups.

       C'est ce qu'à fait dans les années 30, Karp Lykov. Il a quitté le village sibérien où il vivait et a emmené sa femme et leurs deux enfants, Savvine et Natalia au coeur des monts Saïan au sud de la Sibérie...

    Karp était le descendant de "vieux croyants", ces orthodoxes russes, qui ont refusé la réforme de l'église orthodoxe décidée au XVIIe siècle par le tsar Pierre Ier et le patriarche Nikon. A cause des persécutions et par soucis de vivre selon leur croyance religieuse, nombreux sont ceux qui sont partis vivre en Sibérie où l'influence de l'église officielle était très faible.

    A l'époque stalinienne, les vieux croyants craignaient pour leur vie dans une Union Soviétique officiellement athée, d'où la décision de Karp Lykov de partir se cacher avec sa famille et de mener la vie simple et très pieuse qu'il désirait.

    La famille construisit une isba (maison en bois) dans un lieu isolé (à 250 kms de la ville la plus proche...), deux autres enfants y naquirent, Dmitri et Agafia,  et la famille a vécu isolée du monde et des hommes pendant plus de quarante ans, jusqu'en 1978 lorsqu'ils furent découvert par un groupe de géologues qui s'était installés un peu plus loin.

     

    Au coeur de la taïga

    La modeste isba des Lykov... Depuis, on en a construit une plus moderne pour Agafia, la seule survivante de la famille Lykov

     

       Mis au courant par cette incroyable découverte, le journaliste Vassilli Peskov, décida de se rendre en cet endroit, accessible soit en hélicoptère, soit en remontant la rude vallée de l'Erinat dans des conditions périlleuses.

       La rencontre entre Peskov, les géologues et la famille Lykov fut difficile au début, les ermites n'étaient plus habitués au contact humain et se croyaient toujours en danger. La première réaction des deux filles de la famille a été l'affolement. Et ceux qui les avaient découvert et qui étaient habitués au modernisme et une société sécularisée, n'en revenaient pas de la vie dure, rude et très pieuse de la famille Lykov.

       Néanmoins, à force de contacts et de services rendues, la confiance et même l'amitié s'installa, surtout avec Agafia, la dernière enfant, seule survivante de la famille à partir de 1988.

    De ces rencontres, Vassili Peskov en a tiré des articles publiés dans le célèbre journal russe Komsomolskaïa Pravda qui ont été réunis dans un livre, publié en 1991 et traduit en français quelques années plus tard. Je l'avais emprunté dans une bibliothèque il y a une quinzaine d'années mais sans doute taraudée par ce que j'y ai découvert, je l'ai acheté il y a peu pour m'empresser de le relire.

     

    Au coeur de la taïga

    Paysage des monts Saïan (région d'Abakan) où vit Agafia Lykova.

     

       C'est un récit où l'on trouve du grandiose, un grandiose que l'on peut trouver que dans des régions aussi immenses et hostiles que la Sibérie, et des questionnements sur la condition humaine, l'engagement, la place de la religion dans la vie, mais tout simplement l'amitié et le respect mutuel, concrétisé par ce qui s'est noué entre ces gens reclus restés dans de vieilles croyances et un style de vie qu'on pouvait croire disparu et ceux de l'extérieur, qui leur vouent un grand respect et une amitié désintéressée.. Et certainement que tous en retirent une expérience inoubliable et un enrichissement.

       Ce livre a eu un grand succès en Russie et Agafia est devenue une sorte de "star" paradoxale, elle qui vit loin du monde, un succès qui ne lui a jamais fait perdre la tête et elle a préférée continuer sa vie d'ermite par fidélité aux idéaux de sa famille. Agafia serait l'ultime membre d'une longue lignée de vieux croyants.

        Après avoir fini de livre ce livre, je me suis demandée ce que devenait Agafia car elle a maintenant 69 ans et vit toujours seule dans la forêt, mais j'ai trouvé des articles (le plus récent datant de septembre 2014) qui donnent des nouvelles très rassurantes...

     

    Au coeur de la taïga

     Agafia aujourd'hui

     

       Ce livre se trouve facilement aux éditions Babel, une suite a été publiée en 2009 (Des nouvelles d'Agafia) que je lirai et commenterai certainement un jour.

    - article paru sur le site Express.be  

    - les dernières nouvelles trouvées sur Agafia (en anglais mais avec de         nombreuses photos)

    - Page russe intéressante sur la famille Lykov et son origine (en anglais)

     

     

     

     


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