• Vide

     

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    Je suis remplie d'un vide

    un néant insupportable

    Fruit d'erreurs passées

    Moments instantanés

     

    Siphonée par sa force, 

    Vidée de sa substance

    Je reste pantelante

    A regarder l'abîme

     

    Il me poursuit sans cesse

    Depuis des millénaires

    un horizon barrée

    Par des barrières closes.

     

    Une occasion manquée 

    Un hasard insatisfait

    Reste dans ma mémoire

    Comme un coffre blindé

     

    Illumination d'un jour

    Il me reste que des cendres

    Fulgurance fugace

    Sombre incandescence

     

    Un regard lumineux

    Trop plein de plénitude

    Disparu à jamais

    Cadeau empoisonné

     

    Des paroles magiques

    A jamais évanouies

    impression de vacuité

    L'éternité vacille

     

     

     

    Esclarmonde le 20/11/2011

     


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  • Commentaires

    1
    Lundi 21 Novembre 2011 à 09:44
    Le Chaton
    Souvenir d'un épisode inachevé qui nous poursuit parce qu'il n'a pas eu de conclusion bonne ou mauvaise... Cela méritait bien le beau poème que tu lui as dédié. Bonne semaine Bises Le Chaton
    2
    Lundi 21 Novembre 2011 à 10:46
    Nina Padilha
    Houla ! Mauvais jour, on dirait...
    A ton écoute !
    Bisous !
    3
    Lundi 21 Novembre 2011 à 11:07
    ozymandias
    houlà... mauvaise mer on dirait... çà arrive Esclarmonde.. à moins que tu fasses comme moi? je brouille les pistes.. le cafard je connais rarement.. (pour le moment)
    mais il me plait d'écrire des mots tristes... qui attristent mes lecteurs..
    j'espère seulement que tu fais comme moi sinon ton ciel redeviendra bleu il ne peut pas rester éternellement orages..
    je t'embrasse
    passe une belle journée
    joelle
    4
    Lundi 21 Novembre 2011 à 17:18
    Line
    ton poème est d'une mélancolie qui sied à mon humeur

    plume des regrets que tu es belle même si tu fais mal
    bisous et bonne soirée
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    5
    Lundi 21 Novembre 2011 à 18:27
    Plume
    Je pense qu'il est plus difficile de combattre le vide, le manque, le
    blanc, le raté, qu'un obstacle auquel on peut se mesurer, que l'on peut vaincre ou éradiquer . Contre un sentiment de vide, on n'est plus en mesure d'être acteur, on est avant tout victime de ce qui nous a échappé et la douleur a de tels fondements qu'elle nous empêche de cicatriser les blessures .
    Ton poème me touche infiniment ...
    Bises, Plume .
    6
    Mardi 22 Novembre 2011 à 09:42
    Les mots écrits de J
    Il ne fait pas tous les jours soleil sous la plume à Esclarmonde. Comme nous tous finalement... J'espère que les vents se taisent aujourd'hui et que le bien-être revient. Ceci dit, ton texte poétique est fort et bien construit. On écrit souvent vrai quand on est mal. Bonne journée !
    Jonas
    7
    Jeudi 23 Février 2012 à 20:57
    Suzâme
    J'aime ton poème qui exprime les tourmentes qui restent accrochées au vide. Ce vide qu'on aimerait vierge, pur, serein pour peu que l'on soit croyant mais qui se remplit chaque jour à notre insu de tout ce qui nous a fait mal et qu'on rejette ou tout ce qu'on n'a pas voulu. Subir, se taire, attendre, pleurer... Bisous. Suzâme
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